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Georges Desthain - Portrait d’un employé originaire d’Afrique Centrale

Georges Desthain - Portrait d’un employé originaire d’Afrique Centrale

27 juin 2019

Pour certaines personnes, travailler dans un autre pays est une nécessité et il peut parfois être difficile d’y trouver un emploi. Ce fut le cas de Georges Desthain qui a dû s’adapter à la réalité du marché québécois avant d’y trouver un emploi dans son domaine.

PORTRAIT D’UN EMPLOYÉ ORIGINAIRE D’AFRIQUE CENTRALE

Nom : Georges Desthain 
Originaire de : Congo-Brazzaville 
Fonction chez Kezber : Administrateur système et réseaux depuis le 23 avril 2018 
Expression québécoise préférée : « Bon matin » On ne dit pas ça chez moi, je l’ai intégré à mon vocabulaire 
Plat québécois préféré : La poutine

La mondialisation a bien des avantages et pour les entreprises québécoises la recherche et le recrutement de main-d’œuvre ne se limite plus seulement aux frontières de la province. Pour certaines personnes, travailler dans un autre pays est une nécessité et il peut parfois être difficile d’y trouver un emploi. Ce fut le cas de Georges Desthain qui a dû s’adapter à la réalité du marché québécois avant d’y trouver un emploi dans son domaine.

Qui est Georges Desthain?

Je m’appelle Georges Desthain et je viens du Congo-Brazzaville, pays voisin à la République Démocratique du Congo. Je travaille comme administrateur système et réseaux chez Kezber depuis le 23 avril 2018.  

Qu’est-ce qui t'a poussé à changer de pays? 

Le changement de pays a été pour moi un changement de nécessité. J’aime beaucoup mon pays, mais hélas, c’est pour des raisons politiques que j’ai décidé de quitter mon pays. Vivre au Congo-Brazzaville était devenu inconfortable et dangereux. En ce qui concerne mon arrivée au Canada, ça n’a pas été facile non plus. Je dirais même que ce trajet a beaucoup forgé mon caractère pour faire de moi l’homme que je suis aujourd’hui. 

Parle-nous de ton bagage professionnel avant d’arriver au Québec? 

Je suis détenteur d’une licence en communication d’entreprise. Après avoir obtenu ma licence, j’ai éprouvé des difficultés à trouver un emploi dans ce domaine. C’est ainsi que je suis devenu un autodidacte en informatique. C’est grâce à ma passion pour la formation continue que j’ai suivi des formations en informatique en Inde et en Afrique du Sud. J’ai obtenu les certificats Microsoft Professional et Cisco.  Par la suite, je me suis spécialisé en administration de systèmes réseau informatique et en virtualisation. Au début de ma carrière, j’ai travaillé comme technicien support niveau 1 avant de m’orienter dans la gestion de systèmes et réseaux. Chez moi, au Congo-Brazzaville, j’ai travaillé pour Airtel Congo, une compagnie de téléphonie mobile; chez IBM Congo puis chez IBM Pologne.

Pourquoi choisir le Québec? 

J'ai choisi le Québec pour la langue française. Le Français étant la langue officielle dans mon pays d’origine, j’ai pensé que mon intégration dans la société québécoise, où les gens parlent français, se passerait mieux que si j’étais dans une province anglaise. 

Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées et quels conseils peux-tu donner? 

Le premier défi a été de trouver un emploi dans mon domaine. Souvent lorsque les nouveaux arrivants mettent pied au Québec, on leur fait croire que leurs rêves sont inatteignables et qu’il sera impossible de travailler dans leur domaine de formation. Les conseils que je peux donner sont liés à l'adage qui dit: « Quand un enfant a les mains propres, il prend son repas dans le cercle des anciens. » 

Lorsque l'on arrive au Québec, je recommande de commencer par apprendre comment ça se passe ici. Les organismes sont une bonne source de conseils. Il suffit de mettre en pratique leurs recommandations. Avec un peu d'efforts, la réussite est atteignable. Je suggère de toujours poser des questions lorsque nous ne sommes pas certains de quelque chose. « Googler » l'information question de parler le même langage avec les collègues peut aussi aider. Enfin, je dirai à tout le monde que tout s'obtient au bout de l'effort. Ils doivent aimer leur travail et toujours chercher à donner le meilleur d’eux-mêmes.   

Quelles ont été les étapes pour te trouver un emploi chez Kezber? 

Pour ma part, à mon arrivée au Québec, je n’ai pas hésité à aller m'inscrire à l'organisme le Collectif (www.cfiq.ca) pour y suivre les formations nécessaires. Étant nouveau et ne sachant pas par où commencer, j’ai décidé d'aller suivre la formation Objectif d'Intégration. Le Collectif est une structure d’appui et d’accompagnement pour les nouveaux arrivants. La formation a pour objectif de faciliter l'intégration des nouveaux arrivants et de leur permettre de bien connaître les lois et les coutumes du Canada. Grâce à ses méthodes de travail, le Collectif m'a remis en confiance et m'a donné les outils nécessaires pour atteindre mes objectifs. Il a fallu être patient et bosseur afin de réussir. 

À la fin de ma formation, on m’a également associé à une conseillère en carrière. Cette conseillère m'a aidée à refaire mon CV et à me préparer aux entretiens. Elle m'a par la suite mis en contact avec l’organisme l’Escouade Estrie. L’Escouade Estrie m'a parlé de Kezber et je n'ai pas hésité à envoyer mon CV.     

Pourquoi Kezber à Magog? 

J’ai grandi dans un petit village où tout le monde connait tout le monde. Je tiens beaucoup au principe de communauté. Ayant assisté à plusieurs salons de l'emploi à Saint-Apollinaire, Trois-Rivières, Shawinigan, Québec et Montréal, j’ai tout de suite aimé la ville de Magog. J’aime les grands espaces, et pour gérer mon stress, j’aime être en contact avec la nature. À Magog, il y a le magnifique Lac Memphrémagog et les montagnes environnantes. Les gens y sont aussi très conviviaux. C'est là que j'ai compris qu'ici je pouvais m'installer définitivement.   

Quelles ont été les plus surprenantes différences culturelles et professionnelles? 

Une différence marquante est le fait que j'ai rencontré le PDG de Kezber dès ma première entrevue, alors que dans mon pays le PDG est considéré comme un " Roi " et il est très rare de le voir se présenter en entrevue.

Une autre différence c'est que la famille et l’accomplissement personnel sont deux valeurs importantes pour Kezber et cela me motive et me met en confiance. Ce ne sont pas que de beaux mots sur le site Web, c’est authentique! Auparavant j’ai travaillé pour de grandes firmes et le côté familial n'y est pas pris en compte. 

Le privilège de la communication ouverte, voilà ce qui démarque Kezber. Je me rappelle que le premier jour de mon emploi, je ne comprenais pas pourquoi mes collègues me saluaient en disant: "Bon Matin" une expression que je n'avais jamais entendue, mais que j'utilise désormais. 

Comment s’est déroulée ton intégration sur le plan professionnel au Québec? 

Dire que c’est facile serait de minimiser les défis. C'est vrai que l'informatique utilise un langage universel, mais les concepts et les expressions utilisés peuvent varier. Mon intégration professionnelle a donc été plus complexe dû à cet écart dans le langage technique. Heureusement, la philosophie de partage et d’ouverture de Kezber m’a permis de combler rapidement cet écart. 

Et maintenant, que fais-tu en tant qu’administrateur système et réseaux? 

En tant qu’administrateur système et réseaux, je m'occupe du maintien de l’infrastructure VMWare et VDI des clients, j’effectue le déploiement des systèmes, j’apporte de l’assistance à tous les utilisateurs des serveurs, j’implante et migre des serveurs et des infrastructures. 

Est-ce que ton emploi actuel répond à tes attentes en termes de défi, conditions de travail et possibilité d’avancement? 

Dans le cadre de mon emploi, je suis très à l'aise. J’ai beaucoup appris et je donne tous les jours le meilleur de moi-même. À l'avenir, je me vois gérer les projets informatiques. J'ai une connaissance large en réseau, en sécurité système et en virtualisation. Je compte mettre en pratique toutes ces connaissances pour aller toujours de l’avant. Mon plus grand rêve est de devenir ingénieur de systèmes. Et chez Kezber, les avancements sont possibles. 

Quelles sont les prochaines étapes pour toi et ta famille?

C'est un sujet complexe. Pour le moment, je vis seul au Canada. Ma femme et ma fille sont restées au Congo. Je vois ma fille que par WhatsApp. La prochaine étape pour moi est celle de faire venir ma famille ici au Canada et j’ai la chance d’avoir l’aide de Kezber pour m’appuyer dans mes démarches.    

En conclusion, si c’était à refaire le referais-tu? 

Si c'était à refaire, oui je le ferais. Même si au début j’ai sous-estimé le sacrifice impliqué dans l’idée de vivre loin de sa famille, de sa femme et de son enfant. Avec du recul, je crois qu’il faut vraiment se préparer mentalement parce que la gestion de cet éloignement peut être la source de l’échec pour beaucoup. En conclusion, je dirais que depuis que je suis au Québec, je me sens épanoui. J’ai acheté une auto, j'ai mon appartement, je fais du bénévolat, je suis mentoré et je serai bientôt mentor pour des jeunes grâce à l’organisme Grands Frères et Grandes Sœurs de l’Estrie. 

L’implication de Kezber 

Au moment d’écrire ces lignes, Georges Desthain et Kezber ont obtenu une magnifique nouvelle! George a passé la première étape de l’EIMT (Évaluation d’Impact sur le Marché du Travail). Nous allons maintenant déposer une demande de permis de travail fermé à Kezber afin de permettre à Georges d’accueillir sa famille au Québec. Nous prévoyons que la famille pourra rejoindre Georges d’ici les 4 prochains mois.